Destin des coeurs perdus (tome &1) : les demoiselles de castel dark

de JC Staignier

De JC Staignier

Edité par Something Else Editions et dispo sur Amazon.

(chronique rédigée le 26 août 2019)

Angleterre, dans les années 1390. Clayton et Alix de Percival, ainsi que William le père de Clayton, et leurs enfants : Anton, Thomas, Mary, Jane, Ilyana et Aelis, vivent dans la campagne, dans un château dont ils sont les seigneurs, Castel Dark.

Le jour de l’anniversaire d’Aelis, deux messagers arrivent au château, sir Jonas Elder et Sir Emmet Kane, pour annoncer que le roi Richard III a décidé que les trois filles aînées de la famille seraient présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse l’une d’elles comme épouse.

A partir de là va se jouer le destin de toute une famille…

Chronique :

Clayton, Alix et William de Percival vivent heureux avec les six enfants des deux premiers : Anton, Thomas, Mary, Jane, Ilyana et Aelis, à Castel Dark, dans la campagne anglaise.

Les trois filles aînées sont choisies par Richard III, ami de William qui lui est fidèle depuis de longues années, pour être présentées au duc de Templeton, un jeune noble imbu de sa personne et mysogine, afin qu’il choisisse celle qui sera son épouse. Elles sont escortées deux chevaliers et leurs gardes, sir Jonas Elder et sir Emmet Kane.

Si les deux aînées, Mary et Jane, se réjouissent de leur chance de partir à la rencontre du duc, la troisième Ilyana, plus secrète et rêveuse, est contre ce voyage et préfèrerait rester avec ses parents. Elle va alors tout faire pour paraître quelconque aux yeux du nobliau, pour qu’il ne la choisisse pas.

C’est Mary qui aura « l’honneur » d’être élue par Arthur de Templeton et, comme le précise l’auteure à la fin du chapitre, ce sera aussi le début de leur destin tragique.

Ce livre est incroyable de réalisme et l’on voit que l’auteure a fait des recherches poussées sur l’histoire de l’Angleterre à cette période du quatorzième siècle pour écrire son roman, même si dans la préface elle prévient le lecteur qu’elle s’est accordée quelques libertés.

Dès le départ, on découvre le monde fermé et dépravé de la noblesse anglaise de l’époque qui reste méprisante envers les seigneurs ruraux comme la famille de Percival.

Vous allez vivre au rythme de cette famille, avec ses joies, ses peines, ses drames, ses amours, ses héroïnes blessées, meurtries, amoureuses, rebelles, ses héros qui refusent l’amour de peur d’être atteints moralement.

Pour ceux qui ont suivi Reign, Outlander, Braveheart, voire Game of Thrones, certains personnages du livre vous feront penser à d’autres vus dans ces séries…

Ilyana, rêveuse mais au fort caractère, est semblable à Marie Stuart dans la série Reign. Emmet, blessé dans sa chair et dans son âme, peut faire penser à Jaimie dans Outlander. Quant à Aelis, elle est la jumelle de Arya, dans Game of Thrones, petite sœur rebelle, qui manie les armes et a une force de caractère hors du commun pour une enfant puis une toute jeune adolescente.

Ce tome est le début mouvementé de la saga des Coeurs perdus et de la famille de Percival. Au fil des pages, écrites comme un scénario de film, on entre dans une romance historique remplie de rebondissements.

Il y a de l’amour, du vrai, celui qui vous fait frissonner et fantasmer, de la haine, du dégoût, de l’horreur, du suspense, de l’aventure, des gentils et des méchants.

On rit des réparties d’Aelis, petite fille pas très sage et ado délurée, on imagine les deux aînées excitées comme des puces quand elles s’apprêtent à partir chez le duc. On assiste, amusés au jeu du chat et de la souris entre les deux héros, à leurs joutes verbales.

Et puis, on pleure aussi, de joie et de tristesse, comme dans les bons romans d’aventure et les films, au côté des personnages.

Ce roman est à découvrir, à dévorer rapidement. Promis, vous ne le regretterez pas et voudrez connaître la suite, comme lorsque vous attendez la prochaine saison d’une série que vous aimez.

Mon avis ? 5 étoiles largement méritées.

Un seul mot : Génial

Ce premier tome m’a tenue en haleine de la première à la dernière ligne. JC, tu m’as fait sourire, rire, rêver, pester, enrager et pleurer aussi. Lisez ce livre, cette histoire est superbe, prenante et mériterait d’être repérée par une grande maison d’édition et aussi portée à l’écran (petit ou grand).

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